Retour des déplacés dans leurs villages au Liban

Annie Tohmé Tabet, Choghig kasparian - 2015

Le Liban a connu au cours de son histoire récente des déplacements de populations qui se sont produits sur l’ensemble de son territoire. Ces mouvements migratoires forcés à caractère temporaire ou définitif ont été causés par les guerres libanaises (1975-1990) et par les invasions israéliennes de certaines régions du pays notamment le sud (1978,1982, 1996 et 2006). Une des conséquences les plus importantes de ces guerres a été la modification de la physionomie de la population, tant dans sa répartition géographique que dans ses caractéristiques générales. L’arrêt des combats en 1990 puis la disparition de la zone frontalière du Liban-Sud en 2000 ont favorisé le retour des déplacés dans leurs régions.

Dans le cadre de cette étude, le choix s’est porté sur la région du Chouf et, plus particulièrement, Damour, Bireh et Kfar Qatra où l’histoire des déplacements forcés a connu des moments importants et de longue durée. L’objectif était non seulement de faire un état des lieux de la situation des déplacés du Chouf, mais de tenter de saisir la dynamique de leur mobilité (forcée ou pas) et ceci à travers l’observation du contexte spatial et temporaire des trois moments décisifs de leur trajectoire de déplacement : le déplacement forcé, l’installation dans le milieu d’accueil et le retour (ou non retour) dans le lieu d’origine.

Nombre de pages 417
ISBN 978-614-8019-09-8
Origine du document Fédération Internationale des Universités Catholiques (FIUC), Université Saint Joseph de Beyrouth (USJ)
Mots-clés thématiques Renforcement des compétences
Mots-clés géographiques Liban
Mots-clés Acteurs Universitaires / chercheurs, Réfugiés, Experts